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Pourquoi nous nous opposons au tracé actuel

ADRCP — Association de Défense des Riverains et Commerçants de Perly-Certoux

Pendant plus de dix ans, ce projet a été présenté comme une évidence.

Un tram.

Une amélioration de la mobilité.

Une modernisation nécessaire de l’axe reliant Genève à Saint-Julien.

Pourtant, derrière cette image largement relayée, une réalité reste largement méconnue du grand public : le tracé actuellement retenu prévoit également la construction d’une nouvelle infrastructure routière qui entraînerait la destruction irréversible de plus de 40 000 m² de terres agricoles.

C’est précisément cette route que notre association remet aujourd’hui en question.

Notre opposition ne porte pas sur le tram. Ce que nous contestons, c’est le choix du tracé actuellement retenu, parce qu’il implique la création d’une nouvelle route et la disparition définitive de plus de 40 000 m² de terres agricoles, alors même que des alternatives existent et méritent d’être sérieusement étudiées.

Si cette question revient aujourd’hui dans le débat public, ce n’est pas uniquement parce que cette décision a été prise en 2013, il y a plus de dix ans. C’est surtout parce que le monde, les priorités publiques et les connaissances dont nous disposons ont profondément évolué depuis.

Cette évolution se traduit aujourd’hui par des décisions politiques concrètes.

La Suisse s’est engagée vers l’objectif Net Zéro à l’horizon 2050, adopté par le peuple. En février 2026, la Confédération rappelait encore, dans sa stratégie agricole, que la préservation des terres agricoles constitue un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire du pays.

Ces orientations montrent clairement que les priorités nationales ne sont plus les mêmes qu’en 2013. Dans ce contexte, nous pensons qu’un projet conçu il y a plus de dix ans mérite naturellement d’être réévalué à la lumière des enjeux d’aujourd’hui.

Or, cette réflexion doit avoir lieu maintenant.

Le projet entre dans sa dernière phase. Si rien n’est entrepris aujourd’hui, ces terres agricoles disparaîtront définitivement. C’est donc aujourd’hui que les Genevoises et les Genevois disposent de leur dernière possibilité d’ouvrir un véritable débat démocratique avant que cette décision ne devienne irréversible.

Nous ne demandons ni d’effacer le travail réalisé depuis plus de dix ans, ni de repartir d’une feuille blanche.

Nous demandons qu’un projet conçu dans le contexte de 2013 soit réévalué à la lumière des réalités de 2026.

Parce qu’une décision publique n’a de valeur que si elle demeure pertinente au regard des enjeux d’aujourd’hui. Lorsqu’un projet transforme irréversiblement le territoire, qu’il concerne plusieurs générations et que le contexte dans lequel il a été conçu a profondément changé, le réexaminer n’est pas un renoncement. C’est une exigence de responsabilité publique.

Le véritable débat n’est donc pas de savoir si Genève a besoin d’un tram. Sur ce point, le consensus est aujourd’hui largement établi. La véritable question est ailleurs.

Est-il encore justifiable, en 2026, de détruire irréversiblement plus de 40 000 m² de terres agricoles pour réaliser le tracé actuellement retenu, alors même que les priorités politiques ont profondément évolué depuis 2013 et que des alternatives existent ?

C’est cette question que nous souhaitons porter dans le débat public.

Au cours des prochains mois, nous publierons des analyses, des documents officiels, des interviews d’agriculteurs, de riverains et de commerçants, ainsi que des propositions alternatives afin que chaque Genevoise et chaque Genevois puisse comprendre les enjeux de ce projet sur la base de faits, de données vérifiables et d’informations complètes.

Nous sommes convaincus qu’un projet de cette ampleur mérite un débat transparent, exigeant et pleinement démocratique.

Mais cette démarche ne pourra aboutir sans votre soutien.

Si vous partagez cette volonté de voir ce projet réexaminé démocratiquement, vous pouvez agir dès aujourd’hui en soutenant le dépôt d’une initiative populaire, en suivant nos publications et en relayant cette démarche autour de vous.

Je soutiens le dépôt d’une initiative populaire

Parce qu’avant de transformer définitivement notre territoire, alors même que des alternatives existent, il appartient aux Genevoises et aux Genevois de se prononcer sur cette question.

Agir maintenant

Cette démarche ne pourra aboutir sans votre soutien.

Je soutiens le dépôt d’une initiative populaire