Une autre approche qui mérite d’être examinée.
Cette publication est la troisième et dernière de notre série consacrée aux alternatives existantes au tracé actuellement retenu. Comme les précédentes, elle illustre qu’il est possible d’aborder ce projet sous un angle différent et qu’avant toute transformation irréversible du territoire, plusieurs approches méritent d’être examinées avec attention.
Une autre manière d’aborder le report modal
Cette troisième alternative repose sur une idée simple : un tram n’a pas nécessairement besoin de traverser le centre du village pour contribuer au report modal.
Le principe proposé consiste à prolonger le tracé par la route de Base jusqu’à la frontière, afin de créer un axe de transports publics continu sans construire une nouvelle route de desserte parallèle.
Cette approche repose sur une logique différente : proposer une offre de transports publics suffisamment attractive pour offrir une véritable alternative aux déplacements automobiles, tout en évitant la création d’une nouvelle infrastructure routière.
Pourquoi cette alternative mérite d’être étudiée
Cette variante présente plusieurs éléments qui, selon nous, méritent d’être examinés :
- Elle évite la construction d’une route de desserte parallèle au tram.
- Elle repose sur une logique où le tram constitue l’alternative principale aux déplacements automobiles.
- Elle propose un report modal fondé sur l’attractivité de l’offre plutôt que sur la création d’une nouvelle infrastructure routière.
- Elle préserve les terres agricoles et limite les interventions au cœur du village.
Comme pour les précédentes alternatives, notre objectif n’est pas de désigner un tracé unique, mais de montrer que plusieurs approches existent et qu’elles méritent d’être examinées avant toute décision irréversible.
Notre message
À travers ces trois publications, notre objectif n’a jamais été de désigner une solution clé en main.
Nous avons souhaité montrer qu’il existe plusieurs alternatives et plusieurs approches qui auraient mérité d’être étudiées avant de retenir un projet impliquant la disparition de plus de 40 000 m² de terres agricoles, la création d’une nouvelle route et une transformation durable de notre village.
Le rôle d’une association citoyenne est de soulever les questions qui méritent d’être posées. Celui des autorités compétentes est ensuite d’étudier ces différentes pistes avec toute la rigueur technique qu’exige un projet d’une telle ampleur.
Nous pensons qu’il appartient désormais aux autorités genevoises de conduire ce travail d’analyse avant d’engager des transformations irréversibles pour notre territoire, notre tissu économique local et les habitantes et habitants de Perly-Certoux.
Aujourd’hui, seule votre mobilisation peut amener les autorités à réexaminer ces alternatives et à engager le travail d’analyse qu’un projet d’une telle importance mérite.
Chaque partage, chaque discussion, chaque soutien compte.
Ensemble, nous pouvons demander qu’avant toute décision irréversible, toutes les alternatives soient examinées avec le sérieux qu’elles méritent.