À propos de l’ADRCP
Association de Défense des Riverains et Commerçants de Perly-Certoux
Pendant des années, ce projet a été présenté comme une évidence : un tram, une amélioration de la mobilité, une modernisation nécessaire d’un axe stratégique entre Genève et Saint-Julien.
Pourtant, lorsque l’on dépasse les slogans et que l’on observe le projet dans son ensemble, une réalité beaucoup plus vaste apparaît.
Ce dossier ne concerne pas uniquement un tram.
Il concerne l’avenir de dizaines de milliers de mètres carrés de territoire genevois. Il concerne l’utilisation de centaines de millions de francs d’argent public. Il concerne la manière dont une génération choisit de transformer durablement son territoire.
Derrière l’image du tram se trouve également une infrastructure routière majeure. Derrière les promesses de mobilité se trouvent des choix d’aménagement qui engageront le canton pendant plusieurs décennies.
Derrière chaque décision se trouvent des questions essentielles : la place de la voiture, la préservation des terres agricoles, la qualité de vie des riverains et les priorités que Genève souhaite défendre pour son avenir.
Lorsque ce projet a été imaginé, le monde n’était pas celui d’aujourd’hui. Les préoccupations climatiques n’occupaient pas la même place dans le débat public. Les objectifs environnementaux n’étaient pas ceux qui structurent désormais les politiques cantonales et fédérales. La neutralité carbone n’était pas encore devenue un objectif national approuvé par la population suisse.
Depuis, les attentes des citoyens, les urgences environnementales et les priorités collectives ont profondément évolué. Or, les projets hérités du passé doivent parfois être confrontés aux exigences du présent.
La question n’est donc pas de savoir si un tram est utile. La véritable question est de savoir si l’ensemble du projet, tel qu’il existe aujourd’hui, représente encore le meilleur choix possible pour Genève.
Car chaque décision implique un renoncement. Chaque franc investi dans une direction ne pourra plus être investi ailleurs. Chaque mètre carré transformé ne pourra plus servir à un autre usage. Chaque hectare de terre agricole perdu disparaît définitivement du patrimoine foncier disponible pour les générations futures.
Les citoyens ont le droit d’être pleinement informés avant qu’un projet de cette ampleur transforme durablement leur territoire.
Notre association est née de cette conviction simple. Notre objectif n’est pas de nous opposer au débat : il est de le rendre possible. Parce qu’aucune infrastructure ne devrait être considérée comme acquise, et qu’aucun projet ne devrait être soustrait au débat démocratique.
Et parce qu’avant de transformer définitivement plus de 40 000 m² de terres agricoles pour construire une route, chaque Genevoise et chaque Genevois doit pouvoir disposer de l’ensemble des informations nécessaires pour se forger sa propre opinion.